“PAS DANS LE TOP 5” Quartararo a critiqué avec colère sa voiture pour avoir eu de GRAVES PROBLÈMES au GP de Hongrie 2025, forçant le patron Paolo Pavesio et Yamaha à tenir une réunion urgente
La frustration de Fabio Quartararo a atteint son paroxysme lors du Grand Prix de Hongrie 2025, où il a rendu un verdict sans appel : sa Yamaha a rencontré de graves problèmes techniques qui l’ont maintenu loin du top 5. Ses propos explosifs ont nécessité une réunion urgente entre le directeur de l’équipe, Paolo Pavesio, et le département technique de Yamaha.
Le week-end à Balaton Park a été un désastre pour le Monster Energy Yamaha Factory Racing Team. Lors de la course sprint, Quartararo a chuté dès le premier tour, dans le virage 1, après avoir mal évalué son point de freinage. Sa moto a glissé sur la terre et il n’a pas pu l’arrêter à temps, entraînant une chute qui a également entraîné la sortie d’Enea Bastianini et perturbé plusieurs autres pilotes. Il a ensuite écopé d’une pénalité pour long lap pour le Grand Prix principal, une décision sévère mais attendue.
La déception de Quartararo a dépassé de loin la pénalité. Lors de sa conférence de presse, il a livré un constat cinglant : il n’est pas dans le top 5 et a ouvertement critiqué Yamaha pour ne pas avoir fourni une machine capable de rivaliser aux avant-postes. Ses commentaires faisaient écho à une frustration plus profonde ; il a déclaré que peu lui importait que la moto soit équipée d’un moteur V4 ou non ; l’important était d’avoir « une moto compétitive pour l’année prochaine ».
Les experts du sport automobile interprètent les propos de Quartararo comme un signal d’alarme majeur concernant l’orientation technique de Yamaha. Il a laissé entendre que l’une des causes profondes des difficultés de l’équipe pourrait être un « manque de ressources » ou de marge de développement, suggérant que ce qu’il décrit comme des améliorations insuffisantes et une gestion de projet floue affectent sérieusement les performances.
Ce tollé survient dans un contexte de tensions croissantes au sein de Yamaha. Quelques semaines plus tôt, la patience de Quartararo commençait déjà à s’épuiser. Après des pole positions et des départs prometteurs, ses courses étaient souvent gâchées par des problèmes inexplicables : des pannes mécaniques et un manque général de rythme transformaient des qualifications régulières en arrivées décevantes.
En réponse, Yamaha travaille discrètement mais activement sur un nouveau moteur V4, considéré comme son meilleur espoir de renaissance. Le directeur de l’équipe, Paolo Pavesio, a confirmé que le prototype V4 fera ses débuts au GP de Saint-Marin en septembre. Le pilote d’essai Augusto Fernández participera à une wildcard et aux essais d’après-course à Misano. Malgré les premiers retours positifs, les temps au tour restent inférieurs de près de deux secondes à ceux du moteur en ligne actuel, ce qui indique que le moteur n’est pas encore prêt pour la course.
Dans ce contexte, les remarques de Quartararo sont particulièrement incisives. Il ne s’intéresse pas aux feuilles de route techniques ni aux perspectives d’avenir ; il exige des améliorations immédiates et concrètes pour être véritablement compétitif sur la grille. Sa frustration n’est pas simplement une plainte d’un pilote : c’est une sérieuse mise en cause de la capacité de Yamaha à offrir des performances dès maintenant, et elle a mis la pression sur la direction de l’équipe pour qu’elle agisse rapidement.
La direction de Yamaha, consciente des risques pour sa réputation et ses performances, aurait convoqué une réunion de crise immédiatement après le GP de Hongrie. L’objectif : évaluer les points critiques de la moto de 2025, accélérer les phases de développement et évaluer la possibilité d’un engagement plus précoce sur la V4 si nécessaire. Si Pavesio a précédemment minimisé les spéculations concernant l’avenir de Quartararo, affirmant qu’il « n’avait aucun sens » de discuter au-delà de son contrat actuel, qui court jusqu’en 2026, cette situation pourrait ne plus être tenable si l’équipe ne progresse pas rapidement.
Le tableau général est sombre. À Balaton Park, l’accident de Quartararo et la pénalité qui a suivi ont mis fin à un week-end de mauvais résultats, et l’écart de performance global a été mis en évidence. Yamaha occupe actuellement la cinquième place du classement des constructeurs et continue de souffrir d’irrégularités et d’un net déficit de rythme en course par rapport à des rivaux performants comme Ducati et Aprilia.
Pour Quartararo, le message est clair : assez de paroles. Il exige des résultats. Si Yamaha veut conserver son champion du monde 2021, l’équipe doit proposer une moto capable de prétendre légitimement au podium, et pas seulement de bien se qualifier. Dans le cas contraire, leurs ambitions de championnat pourraient être menacées, mais aussi leur stabilité au sein de la hiérarchie de l’équipe.
Alors que le paddock se tourne vers Misano à la mi-septembre, les prochaines étapes de Yamaha sont cruciales. Les performances du nouveau prototype V4, les décisions prises concernant l’allocation des ressources et la confiance que Quartararo conserve envers son équipe détermineront leur avenir. Une chose est sûre cependant : la saison 2025 est entrée dans une nouvelle phase d’urgence et de responsabilité pour Yamaha, déclenchée par la réaction enflammée de Quartararo en Hongrie.