Fabio Quartararo a souligné avec colère 3 ERREURS GRAVES dans le moteur V4 de Yamaha juste avant le GP de Catalogne la semaine prochaine, ce qui a poussé le patron Paolo Pavesio à prendre immédiatement la parole pour faire des ajustements
Fabio Quartararo, la star du MotoGP au guidon de Monster Energy Yamaha, a une fois de plus exprimé sa profonde frustration face aux limitations de performance des machines Yamaha. À l’approche du Grand Prix de Catalogne la semaine prochaine, sa frustration s’est cristallisée autour de trois préoccupations majeures qu’il a exprimées concernant le nouveau projet de moteur V4 de Yamaha, une évolution qui a suscité une réponse urgente de la part du directeur de l’équipe, Paolo Pavesio.
Au cours des dernières courses, le talent de Quartararo en qualifications n’a pas faibli : il a décroché quatre pole positions en 2025. Pourtant, comme le montrent les rapports, ses performances en course ont été constamment décevantes, souvent entravées par des faiblesses sous-jacentes qui empêchent la moto de rouler aussi bien qu’elle se qualifie. Ce contraste n’est pas passé inaperçu auprès du pilote français, qui a averti Yamaha que si le projet ne se révélait pas concluant, il n’hésiterait pas à trouver une alternative gagnante.

Au cœur des préoccupations de Quartararo se trouve la réticence historique de Yamaha à adopter l’architecture moteur V4, désormais standard. Alors que ses concurrents ont déjà opté pour une puissance supérieure, Yamaha a conservé son moteur 4 cylindres en ligne, abaissant son centre de gravité au détriment de la vitesse en ligne droite et de l’accélération. Cela a non seulement mis Yamaha en difficulté sur les circuits les plus rapides – comme au Qatar, où ses motos ont enregistré les vitesses de pointe les plus lentes – mais a également commencé à mettre à rude épreuve la patience de son pilote de tête.
Dans des déclarations récentes, Quartararo a souligné trois défauts critiques que le V4 doit, selon lui, corriger pour être considéré comme une amélioration viable :
Manque d’adhérence à l’arrière
Il a souligné un manque persistant de traction à l’arrière, notamment à l’accélération, ce qui l’oblige à freiner plus tôt que ses concurrents et compromet la vitesse en sortie de virage lent.
Délivrance de puissance insuffisante
Malgré des améliorations dans d’autres domaines de la moto, Quartararo a déploré le manque de punch du moteur. Il a souligné qu’en première et deuxième vitesses, Yamaha manque tout simplement de puissance que d’autres constructeurs peuvent exploiter, ce qui entraîne des dérapages plutôt qu’une accélération franche.
Problèmes d’aérodynamisme et de stabilité
L’aérodynamisme et la stabilité générale de la moto, notamment en conditions de course, restent problématiques. Quartararo a décrit les premiers tours de course comme une sensation de « rouler sur une piste mouillée », soulignant l’incapacité de la moto à maintenir l’adhérence et l’équilibre aérodynamique face à la concurrence.
Ces goulots d’étranglement des performances sont au cœur des exigences de Quartararo : il lui faut une machine dotée d’une meilleure traction, d’une puissance robuste et d’une stabilité dynamique dans les conditions de course rigoureuses.
Confronté à une pression croissante, le directeur de l’équipe, Paolo Pavesio, a donné la priorité à la réponse à ces critiques. Yamaha a déjà commencé à tester un prototype de moteur V4 en collaboration avec le responsable technique Massimo Bartolini. Des essais de développement impliquant des pilotes d’essai comme Augusto Fernández et Cal Crutchlow ont eu lieu sur des circuits comme Ricardo Tormo, et d’autres essais privés sont en cours.
L’adoption du V4 par Yamaha est encore conditionnelle ; Le projet repose sur des améliorations significatives par rapport à la configuration actuelle du 4 cylindres en ligne, avant de l’élever au rang de modèle de compétition en 2026. Pavesio a également confirmé que Quartararo aura enfin l’occasion de tester le prototype V4 lors de la journée d’essais officielle de Misano, le lundi 15 septembre, immédiatement après le Grand Prix de Saint-Marin.
Cette décision décisive illustre l’urgence croissante pour Yamaha d’assurer l’avenir de Quartararo. Le pilote français, dont le contrat court jusqu’à fin 2026, a clairement indiqué que Yamaha doit démontrer des progrès substantiels, sous peine de se voir contraint de chercher des alternatives – une option qui pourrait inclure Honda, Aprilia ou une selle Ducati.
À l’approche du Grand Prix de Catalogne, tous les regards seront tournés vers les performances de Yamaha et la question de savoir si les critiques virulentes de Quartararo ont poussé l’entreprise à accélérer son innovation. Les semaines à venir sont cruciales, non seulement pour le pilote et l’équipe, mais aussi pour la crédibilité et la survie de Yamaha en MotoGP.